
La science politique n’a cessé de produire des concepts politiques « made in China » tels que le terrorisme. Leur définition manque cruellement de clarté et de précision.
Les origines du terme
Le terme « terrorisme » est apparu lors de la Terreur lancée par Robespierre en 1793 même ses origines remontent au début de notre ère. Puis, il a été utilisé en 1866 pour stigmatiser les actes nationalistes irlandais et en1833 pour dénoncer les activités révolutionnaires en Russie.
De nos jours, le terrorisme signifie une violence illégitime. Il vise à produire un état d’esprit ou un sentiment de peur ou à exercer une coercition sur des gouvernements et / ou leur population.
Un concept flou et politiquement très utile pour les Etats autoritaires
Le terrorisme demeure toujours un concept flou qui permet de discréditer un mouvement qui est légitime mais illégal comme c’est le cas pour les mouvements de libération.
La Turquie est experte en la matière. En effet, depuis la création de la République turque en 1923, les autorités turques ignorent totalement l’existence du peuple kurde et qualifie toute revendication kurde de terrorisme. Cette politique négationniste est également appliquée par l’Iran et la Syrie parfois de manière plus accentuée. Quant à l’Irak, cette répression a définitivement pris depuis la chute de Saddam Hussein en 2002. Les Kurdes du Sud (Nord de l’Irak) ne sont plus comme considérés comme des terroristes puisqu’ils ont un Etat fédéré.
Selon la définition du terrorisme, on pourrait qualifier tous les mouvements kurdes de terroristes car ils défient tous l’autorité étatique et la plupart font appel à la violence. Cependant, la communauté internationale estime que certaines organisations kurdes sont des mouvements de libération et d’autres sont des mouvements terroristes. Commet comprendre une telle distinction ?
Les institutions internationales approuvent en quelque sorte le « terrorisme légal » en restant silencieuses face aux crimes commis contre le peuple kurde. Les Etats dont les Kurdes sont les ressortissants auraient, semble-t-il, le monopole de l’extermination légitime des Kurdes.
La science politique, science de l’injustice : le cas des Kurdes
La science politique est en réalité la science de ceux qui ont le pouvoir. En effet, elle a toujours favorisé la légalité au détriment de la légitimité alors que la légalité peut parfois renforcer l’injustice.
Les Etats comme la Turquie, l’Iran, la Syrie et l’Irak (jusqu’en 2002) ont terrorisé pendant des décennies le peuple kurde. Ils ont certainement mal compris Max Weber qui estime que tout Etat possède le monopole de la violence physique légitime. Ces Etats utilisent la « violence physique » illégitime envers ceux qui sont différents et qui n’adhèrent pas à l’idéologie officielle.
La Turquie réprime les Kurdes et dissout leur parti politique élu démocratiquement, c’est-à-dire avec le soutien de 4 millions. L’Iran exécute de jeunes Kurdes pour appartenance à un mouvement illégal. La Syrie n’hésite pas à les tuer lors des manifestations pacifiques et les priver de la nationalité syrienne. L’Irak malgré l’existence d’un Etat fédéré kurde n’hésite pas à renier les privilèges accordés aux Kurdes.
Finalement, ces Etats « terroristes légaux » auraient le droit d’appliquer la terreur pour faire des Kurdes des citoyens respectueux de l’idéologie officielle mais qui resteraient toujours des citoyens de seconde classe. Par contre, les Kurdes qui ont la légitimité et non la légalité (surtout quand leur parti est interdit) de revendiquer leurs droits n’auraient pas le droit d’utiliser les mêmes moyens.
La communauté internationale doit mettre un terme à cette hypocrisie politique. Si l’on veut que les Kurdes revendiquent leurs droits de manière pacifique et démocratique, il faudrait leur en assurer les moyens.
De simples condamnations théoriques ne sont pas suffisantes. L’Union européenne devrait arrêter toutes négociations avec la Turquie tant qu’elle n’aura pas affiché une véritable volonté politique de démocratisation et mis fin à ce terrorisme légal.
Les origines du terme
Le terme « terrorisme » est apparu lors de la Terreur lancée par Robespierre en 1793 même ses origines remontent au début de notre ère. Puis, il a été utilisé en 1866 pour stigmatiser les actes nationalistes irlandais et en1833 pour dénoncer les activités révolutionnaires en Russie.
De nos jours, le terrorisme signifie une violence illégitime. Il vise à produire un état d’esprit ou un sentiment de peur ou à exercer une coercition sur des gouvernements et / ou leur population.
Un concept flou et politiquement très utile pour les Etats autoritaires
Le terrorisme demeure toujours un concept flou qui permet de discréditer un mouvement qui est légitime mais illégal comme c’est le cas pour les mouvements de libération.
La Turquie est experte en la matière. En effet, depuis la création de la République turque en 1923, les autorités turques ignorent totalement l’existence du peuple kurde et qualifie toute revendication kurde de terrorisme. Cette politique négationniste est également appliquée par l’Iran et la Syrie parfois de manière plus accentuée. Quant à l’Irak, cette répression a définitivement pris depuis la chute de Saddam Hussein en 2002. Les Kurdes du Sud (Nord de l’Irak) ne sont plus comme considérés comme des terroristes puisqu’ils ont un Etat fédéré.
Selon la définition du terrorisme, on pourrait qualifier tous les mouvements kurdes de terroristes car ils défient tous l’autorité étatique et la plupart font appel à la violence. Cependant, la communauté internationale estime que certaines organisations kurdes sont des mouvements de libération et d’autres sont des mouvements terroristes. Commet comprendre une telle distinction ?
Les institutions internationales approuvent en quelque sorte le « terrorisme légal » en restant silencieuses face aux crimes commis contre le peuple kurde. Les Etats dont les Kurdes sont les ressortissants auraient, semble-t-il, le monopole de l’extermination légitime des Kurdes.
La science politique, science de l’injustice : le cas des Kurdes
La science politique est en réalité la science de ceux qui ont le pouvoir. En effet, elle a toujours favorisé la légalité au détriment de la légitimité alors que la légalité peut parfois renforcer l’injustice.
Les Etats comme la Turquie, l’Iran, la Syrie et l’Irak (jusqu’en 2002) ont terrorisé pendant des décennies le peuple kurde. Ils ont certainement mal compris Max Weber qui estime que tout Etat possède le monopole de la violence physique légitime. Ces Etats utilisent la « violence physique » illégitime envers ceux qui sont différents et qui n’adhèrent pas à l’idéologie officielle.
La Turquie réprime les Kurdes et dissout leur parti politique élu démocratiquement, c’est-à-dire avec le soutien de 4 millions. L’Iran exécute de jeunes Kurdes pour appartenance à un mouvement illégal. La Syrie n’hésite pas à les tuer lors des manifestations pacifiques et les priver de la nationalité syrienne. L’Irak malgré l’existence d’un Etat fédéré kurde n’hésite pas à renier les privilèges accordés aux Kurdes.
Finalement, ces Etats « terroristes légaux » auraient le droit d’appliquer la terreur pour faire des Kurdes des citoyens respectueux de l’idéologie officielle mais qui resteraient toujours des citoyens de seconde classe. Par contre, les Kurdes qui ont la légitimité et non la légalité (surtout quand leur parti est interdit) de revendiquer leurs droits n’auraient pas le droit d’utiliser les mêmes moyens.
La communauté internationale doit mettre un terme à cette hypocrisie politique. Si l’on veut que les Kurdes revendiquent leurs droits de manière pacifique et démocratique, il faudrait leur en assurer les moyens.
De simples condamnations théoriques ne sont pas suffisantes. L’Union européenne devrait arrêter toutes négociations avec la Turquie tant qu’elle n’aura pas affiché une véritable volonté politique de démocratisation et mis fin à ce terrorisme légal.
