Traduction

samedi 23 août 2008

El Legado Kurdo

El Legado Kurdo es una novela escrita por el autor catalán Gonzalo que relata la historia de una mujer cuya madre es Kurda y padre es Turco.

La historia se complica de manera muy interesentante cuando aprendemos que los dos hermanos de la protagonista forman parte del PKK (Partido de los Trabajadores del Kurdistan) y el abuelo era un General Turco jubilado, un hombre cercano de Atatürk (Padre de la nación Turca). La posición de los hermanos y la del abuelo constituan dos extremidades increíbles. Entonces, Riza, una mujer educada en Europa que tiene nada que ver con este conflicto se ve implicada progresivamente independientemente de su voluntad.

A través de la historia personal de esta mujer, el autor desea poner en evidencia la progresión y la finalidad de un conflicto latente que existe entre Kurdos y Turcos. Obviamente, la historia se termina de manera muy triste porque Riza se queda sola pero alcanza a apropriarse de nuveo su identidad Kurda.

Leyendo esa novela que nos hundo en un mundo desconocido qu es el mundo kurdo, me di cuenta que el autor tiende a amplificar o deformar ciertas realidades. Soy consciente de que se trata de una novela. Sin embargo, el autor no debe olvidar que describe la historia de un pueblo que luchó y sigue luchando para poder sobrevivir. Hablar de la historia de los Kurdos significa asumir la responsabilidad de hacerlo de manera sincera y fiel.

Desgraciadamente, Gonzalo Hernández Guarch ne se preocupa del riesgo de crear prejuicios sobre los Kurdos hablando del “terrorismo kurdo”. Hay que decir que es la primera vez que veo este término. Estoy totalmente choqueado al ver que se puede utilizar un tal término que se propone acusar a todo un pueblo. Por definición, ningún pueblo o ninguna nación puede ser considerado como terorista. El terrorismo concierne en general un movimiento pero jamás un pueblo aún menos el pueblo kurdo.

Afortunadamente que conozco bastante bien la historia de este pueblo, si no hubiera creído todo lo que dice el autor en este libro. Entonces, mi consejo a los futuros lectores de esta novela: Intente de informarse sobre los Kurdos antes de leer esa novela cuyo riesgo es de dar una imagen errónea sobre los kurdos.

Espero que los futuros libros en español sobre los kurdos tratarán de reflejar la realidad de los Kurdos de manera fiel y no los confundirán con los Turcos, los Iranís o los Arabes.


Quiero a pesar de todo agradecer Gonzalo Hernández Guarch, el autor de esa novela, por haber intentado escribir algo sobre un pueblo que merece más atención por parte de la comunidad internacional.


http://kurdishcomment.blogspot.com/
Feqîyê Teyran
17 / 08 /2008

dimanche 20 juillet 2008

Nos partenaires Irakiens, Iraniens, Syriens et Turcs...Un amour passionnel ?

Les dirigeants, Iraniens, Syriens, Turcs et Irakiens refusent catégoriquement le souhait des Kurdes qui revendiquent leurs droits inaliénables. Ces revendications peuvent aller de la reconnaissance de l’identité kurde à l’indépendance du Kurdistan.

Aujourd’hui, seuls les Kurdes du Kurdistan-Sud (Nord de l’Irak) jouissent pleinement de leurs droits et d’une autonomie sous forme d’un Etat fédéré rattaché au gouverment central de Bagdad. Jusqu’à la chute du régime du dictateur Saddam Hussein en 2003, la situation de ces Kurdes était assez similaire à celle des Kurdes des autres parties du Kurdistan.

Bien entendu, les Kurdes sont déterminés à mener à bien leur lutte nationale afin de se réapproprier ce qui leur aurait du revenir depuis très longtemps : Le Kurdistan indépendant.

Pourquoi un Kurdistan indépendant ? Certes, beaucoup d’experts en relations internationales ou de dirigeants des grandes puissances sont peu convaincues de la nécessité d’une telle indépendance. Ils considèrent qu’il y a suffisamment d’Etats dans le monde et qu’il ne faut pas balkaniser plus.

Mais comment expliquer l’indépendance du Kosovo qui a la taille d’une ville kurde ? En effet, ce n’est pas de la balkanisation, c’est plutôt de l’atomisation des Balkans qui sont déjà assez balkanisés.

Bref, nous nous accordons pour dire que l’indépendance Kurdistan risque de chambouler l’équilibre régional au Moyen-Orient. Il faut donc faire appel à des solutions justes et durables. D’autant plus que les Irakiens, les Iraniens, les Syriens et les Turcs nous considèrent comme leur partenaire partageant le même destin. J’imagine qu’ils doivent tellement nous adorer qu’ils ne savent pas comment exprimer leur amour.

Il s’agirait peut-être d’un amour passionnel qui produit parfois des réactions incompréhensibles. La relation que nous entretenons avec les Turcs (Couple Kurdo-Turc), les Syriens (Couple kurdo-syrien), les Irakiens (Couple kurdo-irakien) et les Iraniens (couple Kurdo-irakien) ressemblent à celle des couples qui se disputent en permanence. Les couples de cette nature finissent en général par se séparer mais l’affaire n’est pas pour autant terminée. Les menaces deviennent de plus en plus virulentes et débouchent dans certains cas sur des scènes de tuerie. Le dernier exemple en date est de celui de l’homme qui a tué ses enfants et qui s’est ensuite pendu.

La séparation est perçue comme la fin d’un destin commun qui n’est pas nécessairement agréable à partager. La séparation vise donc à se créer un autre destin que l’on espère meilleur que celui en couple.

Nous, peuple kurde, constitué en quatre couples distincts, demandons officiellement quatre divorces. Le divorce kurdo-irakien est déjà en cours devant le tribunal des Etats-Unis. Nous espérons que l’administration américaine se prononcera en faveur de ce premier divorce.

L’aspect le plus intéressant de ce divorce est l’opposition de la Turquie qui craint que cela affecte aussi son couple Kurdo-turc. Elle considère le sien comme un couple inséparable lié par un amour idyllique. A en croire aux dirigeants turcs, ce serait l’amour de Roméo et Juliette. Sauf que Juliette ne maltraitait pas Roméo, n’est-ce pas Monsieur Erdogan ?

Les syriens et les Iraniens ne supportent pas non plus ce divorce. Nos partenaires nous menacent en disant : « Kurdistan ! Sois tu m’appartiens, sois je te tue par amour ».

Au vu de ce que nous avons subi et que nous subissons encore de nos jours, nous préférons la séparation (donc la mort) à leur amour hypocrite.

dimanche 27 avril 2008

La langue turque doit être absolument pratiquée si l’on ne souhaite pas que le patrimoine linguistique mondial s’appauvrisse.

Le supplément du quotidien turc Hürriyet, publié le 23 avril 2008 en Europe, s’intitule ainsi : « Il faut absolument parler turc à la maison »

Il s’agit d’un message adressé aux ressortissants turcs vivants à l’étranger. L’accent est mis sur l’importance de l’enseignement et de la pratique de la langue turque.

De nombreux professeurs et chercheurs turcs expriment dans ce supplément leur point de vue sur la question afin d’attirer l’attention des familles turques et de les sensibiliser à leur langue.

Les arguments avancés en la faveur de la langue turque sont extrêmement convaincants et prouvent à quel point cette langue est fondamentale pour les enfants turcs vivant loin de leur patrie.

Ce supplément spécialement dédié à la langue turque est riche en arguments. C’est la raison pour laquelle il serait très intéressant d’en citer quelques uns dans l’objectif de montrer le rôle fondamental de la LANGUE MATERNELLE. Ils ne se restreignent pas uniquement à la langue turque et sont aussi valables pour les autres langues. Il faut juste savoir que ceux sont bien des professeurs et chercheurs turcs, citoyens de l’Etat turc, qui donnent les arguments suivants :

Hanife Durmuş, professeur de la langue turque à l’école Heinrich-Wolgast (Alllemagne) :

« Anadilin önemi tespit edilmiştir »

« L’importance de la langue maternelle est prouvée ».

« Ayrıca, Alman ve diğer uluslardan olan çoçuklar arasında Türk kökenli öğrenci ‘bakın benim de kimliğim ve kültürüm var’ gibi kendisine daha fazla güveni oluyor ».

« Par ailleurs, l’élève d’origine turque qui est parmi les enfants allemands et originaires d’autres pays est en mesure de dire ‘regardez, j’ai aussi une identité et une culture’, ce qui renforce sa confiance en soi ».

Faisons un exercice simple qui consiste à remplacer les adjectifs « Turc » par « Kurde » et « Allemand » par « Turc ». Supposons que la scène se passe en Turquie et non en Allemagne. Nous reprenons l’argument ci-dessus en faisant l’exercice en question.

« Ayrıca, Türk ve diğer uluslardan olan çoçuklar arasında Kürt kökenli öğrenci ‘bakın benim de kimliğim ve kültürüm var’ gibi kendisine daha fazla güveni oluyor ».

« Par ailleurs, l’élève d’origine kurde parmi les enfants turcs et originaires d’autres pays est en mesure de dire ‘regardez, j’ai aussi une identité et une culture’, ce qui renforce sa confiance en soi ».

Continuons le même exercice avec d’autres arguments.

Pınar Kapan, professeur de la langue turque à l’école Heinrich-Wolgast (Alllemagne) :

« Anadil duygu ve kültürün ifasesidir »

« La langue maternelle est l’expression des sentiments et de la culture »

« Bazı kişiler
Türkçe şiir, şarkı dinliyor ama bunun ne ifade ettiğini pek bilmiyor. Işte bu çok önemli bir etkendir. Anadilini iyi bilenler duygularını kültürlerini çok daha iyi ifade ediyor ve duygunun ne anlama geldiğini anlatabiliyor. »

« Certaines personnes écoutent des poèmes et chansons en
turc mais ne comprennent pas vraiment le message délivré. Ceci est donc un facteur très important. Ceux qui maîtrisent parfaitement leur langue maternelle expriment très bien leurs sentiments et décrivent aisément leur culture. Ils savent aussi expliquer ce que les sentiments signifient »

« Bazı kişiler
Kürtçe şiir, şarkı dinliyor ama bunun ne ifade ettiğini pek bilmiyor. Işte bu çok önemli bir etkendir. Anadilini iyi bilenler duygularını kültürlerini çok daha iyi ifade ediyor ve duygunun ne anlama geldiğini anlatabiliyor. »

« Certaines personnes écoutent des poèmes et chansons en
kurde mais ne comprennent pas vraiment le message délivré. Ceci est donc un facteur très important. Ceux qui maîtrisent parfaitement leur langue maternelle expriment très bien leurs sentiments et décrivent aisément leur culture. Ils savent aussi expliquer ce que les sentiments signifient. »


Docteur Süha Işık :

« Anadilini bilen insanlar diğer lisanı da iyi öğrenirler ve çok boyutlu düşünmeyi öğrenirler »

« Les personnes qui maîtrisent leur langue maternelle apprennent très bien les autres langues et adoptent un point de vue multidimensionnel. »

Professeur şebnem Bahadir, Université Mainz Gutenberg:

« Bir kişi içinde bir çok bakiş açışını verebilmemiz gerekiyor. Bu da çok dililiği sağlamakta mümkün.»

« Nous devons pouvoir donner aux gens la capacité d’avoir plusieurs points de vue. Ceci n’est possible qu’en garantissant le multilinguisme ».

Erkan Türkoğlu, professeur à l’Université de Köln:

« Anadil olmadan başarıyı yakalamak mümkün değil.»

« Il n’est pas possible de réussir sans la langue maternelle.»

Les arguments ci-dessus sont prouvés et très bien utilisés par les professeurs et chercheurs turcs en Allemagne et dans d’autres pays en vue de préserver la langue turque. De nombreuses écoles enseignant la langue turque existent en Allemagne, ce qui est très bien si l’on se réfère aux arguments précédents.

Cependant, il y a une chose qui me gêne dans ce raisonnement. Ces mêmes arguments visant à protéger les langues ne sont pas valables en Turquie et porteraient atteinte à l’unité de la nation turque.

Je propose que ces mêmes professeurs et chercheurs aillent expliquer aux dirigeants et à la population turcs que la langue kurde est la langue maternelle des Kurdes, ce qui lui donne donc le droit d’exister et d’être enseignée comme les autres langues. Sinon, il serait préférable qu’ils arrêtent d’être hypocrites au point d’être ridicules.


PS : La traduction en français est faite par Feqîyê Teyran.

mardi 25 mars 2008

NEWROZ LI HEMÛ KURDISTANÎYA PÎROZ BE

Les Kurdes, comme tous les ans, ont fêté le NEWROZ, leur nouvel an, le 21 mars. http://en.wikipedia.org/wiki/Newroz_as_celebrated_by_Kurds

Cette fête nationale est un moment de joie, de fraternité et surtout de PAIX pour les Kurdes. Cependant, les Etats turc et syrien célèbrent le NEWROZ autrement. Selon leurs traditions, il faut tuer le maximum de Kurdes. En effet, il y a eu 2 morts et de nombreux blessés en Turquie et trois morts en Syrie.


Comment expliquer cette barbarie lors d’une fête pacifique qui est le début du printemps ? Pourquoi une telle haine envers le peuple kurde ? Qu’avons-nous fait de mal ? Jusqu’à quand pourrions-nous rester citoyens de ces Etats barbares ? N’avons-nous pas le droit de célébrer nos fêtes en toute liberté comme les autres peuples ?

Je m’adresse aux grands défenseurs des libertés et de la démocratie : où êtes-vous ? Si vous défendez les libertés et les valeurs démocratiques SANS DISTINCTION, pourquoi ne condamnez-vous pas ces actes barbares ? Peut-être que nous ne méritons pas que ces braves hommes s’intéressent à nous.

Ce qui est certain, le peuple kurde a tout fait jusqu’à ce jour pour pouvoir exister et fera désormais tout pour obtenir ses droits même si cela devrait déboucher sur l’éclatement de ces Etats sauvages.

Feqîyê Teyran

dimanche 2 mars 2008

Quel péché avons-nous commis ?

A l’heure où le Kosovo accède à son indépendance avec la bénédiction des grandes puissances comme les États-unis et certains pays de l’Union européenne, les Kurdes ont eu droit, ces derniers jours, à des opérations militaires approuvées implicitement par ces mêmes puissances.

Que devons-nous faire pour plaire au monde entier ? Sommes-nous comme les Juifs qui doivent être persécutés pendant des milliers d’années pour enfin avoir la compassion du monde qui se déciderait à reconnaître notre existence ? Si c’est le cas, j’espère au moins que ce ne sera pas un Etat en Sibérie où il est difficile de danser.

Si l’on regarde l’histoire des Kurdes, on constate que ce peuple millénaire n’a jamais agi contre les intérêts de l’Humanité. Les Kurdes ont toujours pris part aux côtés des Hommes combattant l’injustice et oeuvrant pour la paix mondiale. Ils ne se sont jamais comportés injustement envers leurs voisins ou un autre peuple et en contrepartie de leur bonté, ils ont toujours été victimes d’oppression, voire de massacres et génocide.

Sommes-nous trop humains pour pouvoir exister en tant que nation ? Certains pays nous traitent de traîtres, de collaborateurs, enfin de tous les noms inimaginables. Je suis d’accord avec eux pour dire que nous sommes facilement manipulables. Cependant permettez-moi de poser à ces pays un certain nombre de questions qui relèvent du bon sens :

1) Tous les Turcs sont tous d’accords pour reconnaître que les Kurdes avaient été très actifs à leurs côtés dans la fameuse « Guerre d’indépendance ». D’ailleurs, ils le disent eux-mêmes lorsque cela les arrange. Mes chers amis Mongolo-Turcs, est-il normal et humain de traiter les Kurdes, qui vous ont aidés à obtenir l’indépendance de votre chère Turquie, comme un « sous-peuple» et de les priver de leurs droits naturels ? Est-ce votre manière de récompenser vos alliés ? Alors, je vous réponds : Entre alliés dont l’existence a toujours été renié et « traîtres » qui ont réussi à obtenir leur autonomie sur une partie de leur territoire historique, je préfère le statut de « traîtres » qui semble avoir plus d’avantage dans ce monde où les droits et les valeurs humains sont bafoués tous les jours.

2) Les Iraniens appliquent plus ou moins la même politique que leurs voisins turcs. Encore une fois, les Kurdes ont activement pris part aux côtés des Iraniens afin de renverser un pouvoir qui était considéré comme un régime autoritaire et irrespectueux des droits de l’Homme. Cependant, lorsque le Shah a été détrôné en 1979, les islamistes n’ont pas hésité à éliminer aussitôt les dirigeants Kurdes en vue d’empêcher d’éventuelles revendications. Les Kurdes ont donc été remerciés de cette manière pour leur courage et leur loyauté. Aujourd’hui, les groupes d’opposition au pouvoir en place tentent d’avoir le soutien des Kurdes et certains d’entre eux se permettent même de qualifier les Kurdes de « Américanistes ». Je leur réplique fermement : Nous soutiendrons les pays qui sont pour la démocratie et qui reconnaissent surtout le droit des Kurdes à l’autodétermination.

3) Le régime dictatorial de Saddam a pris fin lorsque les Etats-Unis ont décidé d’en finir avec ce dirigeant inhumain. Cette politique interventionniste américaine a constitué pour les Kurdes une occasion historique de consolider leurs acquis au sein d’un Etat fédéral. Pendant que les Irakiens sont en train de s’entretuer, les Kurdes préfèrent enterrer la hache de guerre et développer leur région dont ils ont obtenu l’autonomie dans les années 90. Malheureusement, les Irakiens sont jaloux des progrès que les Kurdes ont réalisés et estiment que les Kurdes collaborent avec les Américains à leur insu. Je réponds à ces Irakiens : Nous ne collaborons pas avec eux, nous tentons tout simplement de favoriser les intérêts de notre nation comme le font tous les autres pays du monde. N’oubliez pas que vous étiez bien contents d’organiser vos conférences, au Kurdistan, qui avaient pour objectif de renverser le régime de Saddam ! Ne soyez donc pas ingrats !

4) On pense que la Syrie n’est pas vraiment un pays qui dérange. J’ai envie de dire que c’est l’un des pires pays du Moyen-Orient en matière des droits de l’Homme. L’Etat syrien refuse de reconnaître juridiquement l’existence des Kurdes, ce qui explique pourquoi des milliers de Kurdes en Syrie (Kurdistan « syrien ») n’ont pas de carte d’identité. De plus, ces mêmes Kurdes sont victimes d’oppressions, voire de massacres. L’exemple le plus signifiant qui met en évidence le caractère sauvage de l’Etat syrien est la mort d’un député kurde qui a perdu la vie suite à la torture qu’il a subie. Je réponds à ces Syriens : Comment cohabiter avec vous alors que vous faites tout pour nous exterminer ?

Je m’adresse aux Etats qui ne souhaitent pas reconnaître l’existence des Kurdes. Vous avez deux choix simples : Exterminer le peuple kurde ou le reconnaître. Je pense que le deuxième choix est plus pertinent car les Kurdes disent toujours « Jîyan berwxedan e », « la vie est en elle-même une forme de résistance ». Par conséquent, tant que nous vivrons dans ce monde nous résisterons.

dimanche 23 décembre 2007

"Il faut absolument anéantir le peuple kurde si l’on souhaite vivre en paix"

Les Kurdes constituent un peuple de 30 à 40 millions d’individus, un peuple qui dérange de par son importance numérique et de par sa localisation géographique.

Comment se débarrasser de ce peuple ? Il pourrait exister deux solutions.

La première solution serait d’essayer de les assimiler, c’est-à-dire leur faire oublier leur passé, leur culture et leur langue. Des expériences de telle nature ont déjà vu le jour sous différentes dénominations telles que la « turquisation, l’arabisation ou la persisation ». Cependant, les Kurdes présentent une caractéristique qui rend ces politiques d’assimilation inefficaces. Les Kurdes sont têtus, ce qui est en réalité une qualité et non pas un défaut dans un tel contexte. Finalement, la première solution pour mettre un terme à l’existence des Kurdes, qui dérangent tant le monde entier, est peu satisfaisante.

La seconde solution demeure celle qui est actuellement appliquée. On pourrait l’appeler la solution « hard ». En 1915, les Arméniens ont eu droit à une telle solution que l’on qualifie, aujourd’hui, de génocide arménien. A cette époque, les Kurdes allaient aussi connaître le même sort que leurs amis arméniens mais l’assimilation avait été préférée du fait de l’importance numérique des Kurdes. Aujourd’hui, il semblerait que les dirigeants turcs soient de plus en plus favorables à la solution « hard » pour en finir avec les Kurdes. Aujourd’hui, cette dernière consiste à faire des frappes chirurgicales en lâchant des centaines de tonnes de bombes sur le Sud du Kurdistan (Kurdistan irakien). Bien entendu, ces frappes aériennes sont tout à fait « légales » au niveau international car ce sont des frappes « très ciblées ». D’après l’Etat major turc, les seules cibles touchées sont les méchants membres du PKK. Par conséquent, il est du devoir de la communauté internationale de soutenir vivement la toute « puissante armée » turque dans sa lutte contre l’existence d’un peuple qui mettrait en péril la paix mondiale. En d’autres termes, il faut exterminer ce peuple qui a un passé trop riche et qui concentre trop de ressources naturelles sur sa zone de peuplement. Un tel peuple dérange car il souhaite obtenir son indépendance et se réapproprier ses richesses naturelles en mettant place une structure étatique embryonnaire. L’exemple de la ville de Kirkouk illustre parfaitement ce cas de figure.

Chers lecteurs, sachez que le peuple kurde est aussi constitué d’êtres humains comme les autres peuples. Il s’agit d’un peuple qui ne souhaite qu’une seule chose: pouvoir bénéficier de ces droits naturels comme tout le monde. Si vous estimez que c’est une revendication illégitime et que les Kurdes n’ont pas le droit de coexister avec les autres peuples, il faut le dire ouvertement. Ils n’ont pas besoin des bombes turques. C’est un peuple qui sait mettre fin à son existence en toute dignité, c’est-à-dire disparaître honorablement. Si ce peuple a su exister et résister aux oppressions des Etats barbares, c’est parce qu’il était convaincu que le droit à l’existence en tant que peuple était un droit fondamental pour la communauté internationale.
Le silence de l’opinion publique internationale face aux attaques turques n’est qu’une négation évidente de ce droit.

lundi 5 novembre 2007

Qu’auriez-vous préféré ?

A) Le PKK aurait dû tuer les 8 soldats turcs pris en otages pour éviter à la Turquie l’humiliation.
Traduction: "Je ne suis pas content que les soldats soient libérés" .
Propos du ministre de la justice
B) Les soldats turcs et les combattants du PKK devraient se serrer plus la main pour mettre un terme au conflit kurdo-turc. (cf: photo ci dessus)

Lors d’une attaque des combattants du PKK il y a deux semaines, l’armée a subi un coup fatal. Une dizaine de soldats ont trouvé la mort et de nombreux soldats ont été blessés. L’aspect le plus humiliant de cette attaque pour la « toute puissante armée » turque était l’enlèvement de 8 soldats. Dans le jargon de l’Etat-major turc, il ne faut surtout pas parler « d’enlèvement », il s’agit plutôt « d’une perte de contact ». Autre erreur à ne pas commettre dans le jargon militaire turc: En cas de libération, le terme de « retour » est plus approprié. On voit à quel point la richesse et la finesse de la langue turque permet d’exprimer la « vérité » avec une précision linguistique inimaginable.

La « toute puissante armée » de Mustafa Kemal, comme on vient de le voir, est très douée pour mettre en place un jargon sophistiqué mais malheureusement elle semble encore incapable de former des soldats prêts à mourir pour la nation. En d’autres termes, les soldats turcs ne sont assez formés militairement et mentalement pour défendre l’honneur de la nation turque.

Les « méchants » combattants du PKK ont pris conscience de cette malheureuse faiblesse de l’armée turque et l’exploitent abondamment à travers leurs moyens de communication. La libération des 8 soldats est perçue comme une atteinte à la dignité de la nation turque. Toutes les personnes impliquées dans cette affaire de libération vont être entendues par la justice turque. D’ailleurs, c’est l’occasion pour la Turquie de déposer, en tant que victime, une plainte auprès de la Cour européenne des Droits de l’Homme pour atteinte à la dignité de la nation turque.

Il est extrêmement difficile de comprendre et de décrire la mentalité de ces Turcs qui regrettent la libération de leurs soldats. Comment pourrait-on considérer ces pauvres soldats comme des traîtres parce qu’ils ont été pris en otage indépendamment de leur volonté ? Le ministre de la justice turc, Mehmet Ali Sahin (né dans une ville nationaliste), affirme clairement qu’il n’est pas content de savoir que ces soldats ont pu être libérés. Beaucoup de Turcs, très fiers de leur armée, n’hésitent pas à dire que ces soldats auraient dû être tués et se faire exploser pour mériter le statut privilégié de « Martyr » et honorer les autres martyrs. Il y a une chose que l’on a du mal à comprendre : Les Turcs veulent-ils la fin du conflit pour pouvoir vivre en paix et fraternité avec les Kurdes ou souhaitent-ils toujours plus de morts, notamment des martyrs, en vue de montrer au monde entier le sacrifice nécessaire, mais en réalité inutile, au maintien de la « nation kémaliste » qui refuse de reconnaître la diversité existante en Turquie.

En libérant ces 8 soldats turcs, le PKK affiche sa volonté d’arriver à une solution politique et pacifique. Les Kurdes veulent tout simplement que leur identité ainsi que tous leurs droits soient reconnus dans la Constitution turque. Le temps de régler pacifiquement la question kurde est arrivé. Aucune solution militaire n’est efficace à long terme, elle ne sert qu’à soulager certains nationalistes.

Les médias turcs doivent cesser de jouer avec les sentiments du peuple turc et d’instaurer un sentiment de haine entre les peuples kurde et turc. Il faut savoir que toutes les guerres ont une fin et cette fin est le début d’une paix. Par conséquent, les médias turcs et kurdes doivent absolument préparer, de par leurs messages, l’instauration d’une paix juste et durable.