Traduction
lundi 29 mars 2010
ENQUÊTE HEBDOMADAIRE SUR LA QUESTION KURDE
L’objectif est de proposer une enquête hebdomadaire sur la question kurde. KURDISH SURVEY souhaite sonder l’opinion publique afin de comprendre comment le peuple kurde est perçu par la communauté internationale.
Merci de participer activement à cette enquête hebdomadaire.
http://kurdish-survey.blogspot.com/
lundi 22 mars 2010
Lettre ouverte aux médias français, en particulier à BFM TV
Il est tout particulièrement curieux d’avancer que les Kurdes ont célébré le nouvel an persan, et ce, à Diyabarkir, ville kurde, alors que le Newroz symbolise par excellence une fête nationale kurde célébrée depuis des siècles.
Cette année, Newroz a réuni plus de 500.000 Kurdes à Diyarbakir et non pas 50.000 comme l’a affirmé BFM TV. Avancer que le peuple kurde célèbre le nouvel an d’un autre peuple n’est autre qu’un manque de précision et de culture géopolitique et n’est pas digne d’une chaîne d’information telle que BFM TV.
Cette désinformation est d’autant plus préoccupante que la question kurde, particulièrement sensible, n’est pas suffisament médiatisée.
En tant que spectateurs de BFM TV, nous sommes profondément choqués par cette désinformation qui porte de toute évidence préjudice au patrimoine culturel et historique du peuple kurde et réclamons une rectification immédiate.
vendredi 24 avril 2009
Le 23 avril : la fête des enfants en Turquie ou le cauchemar des enfants kurdes
Lors de cette cérémonie, des enfants de toutes nationalités sont présents pour participer aux activités festives. Cette fête constitue un progrès en matière de reconnaissance des droits des enfants qui sont encore, de nos jours, victimes de maltraitance ou d’esclavage dans certains pays.
La Turquie figure donc parmi les pays « avant-gardistes » en matière de reconnaissance de droits et de progrès. Cependant, on constate de temps en temps quelques simples dérapages comme cela arrive dans tous les pays démocratiques.
Cette photo montre un membre des forces spéciales turques qui attrape un enfant kurde par derrière et le frappe à coups de crosse de mitraillette. Cette scène a lieu le jour de la fête des enfants en Turquie. C’est bien une scène classique en Europe, n’est-ce pas ?

Le message est clair : les forces de sécurité en Turquie ont les pleins pouvoirs pour éradiquer toute « menace ». En l’occurrence, la menace venait d’un enfant kurde qui participait à une manifestation en faveur du DTP, parti pro-kurde, pour protester contre les arrestations massives suite à l’échec de l’AKP, parti du Premier ministre turc, lors des élections municipales. Par conséquent, cet enfant était une cible potentielle qu'il fallait à tout prix éliminer.
En réalité, la menace que l’enfant constituait se résumait à une simple marche dans l’objectif d’exprimer son mécontentement à l’égard de la politique du gouvernement dans la région.
Cet enfant était-il un terroriste ?
Cet enfant n’avait pas d’explosifs sur lui.
Cet enfant ne portait pas d’armes.
Cet enfant ne se trouvait pas dans un lieu public pour se faire exploser.
Cet enfant n’avait aucune volonté de vengeance en participant à cette manifestation.
Par contre…
Cet enfant a commis un seul crime…celui d’être Kurde.
S’il sort du coma…
En plus d’être Kurde, cet enfant commettra d’autres crimes, de vrais crimes, à commencer par abattre le monstre que l’on voit sur la photo.
Empêchons donc cet enfant et les autres enfants de devenir des monstres, des terroristes. Pour cela, oeuvrons pour une vraie démocratie en Turquie et la reconnaissance de l’identité kurde.
Pour voir la vidéo de la scène, cliquez sur le lien suivant :
http://www.roj.tv/news/126/ARTICLE/3334/2009-04-23.html
samedi 17 janvier 2009
Pétition en faveur de Leyla Zana - Cliquez ici pour signer
Monsieur le Président de la République de Turquie,
Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Président de la Grande Assemblée,
PREMIERS SIGNATAIRES
Danielle Mitterrand, Présidente de France Libertés Fondation Danielle Mitterrand ;
Michel Rocard, ancien Premier Ministre, Député européen ;
Edmond Hervé, ancien Ministre, ancien Député-Maire de Rennes, Sénateur d’Ille-et-Vilaine ;
Patricia Adam, Députée du Finistère ;
Philippe Tourtelier, Député d’Ille-et-Vilaine ;
Michel Vaxes, Député des Bouches-du-Rhône ;
Jean Cornil, Député fédéral, Chambre des Représentants (Belgique) ;
Luisa Morgantini, Vice-Présidente du Parlement européen ;
Bernard Poignant, Député européen, Maire de Quimper ;
Roselyne Le François, Députée européenne, adjointe au Maire de Rennes déléguée aux partenariats et aux relations internationales ;
Vittorio Agnoletto, Député européen, coordinateur du groupe d’amitié PE-Kurdes ;
Vincenzo Aita, Député européen ;
Frieda Brepoels, Députée européenne ;
Marie-Arlette Carlotti, Députée européenne ;
Giusto Catania, Député européen ;
Roberto Musacchio, Député européen ;
Dimitrios Papadimoulis, Député européen ;
Feleknas Uca, Députée européenne ;
Claudy Lebreton, Président du Conseil général des Côtes-d’Armor ;
Jean-Louis Tourenne, Président du Conseil général d’Ille-et-Vilaine ;
Daniel Delaveau, Maire de Rennes ;
Gaëlle Abily, vice-Présidente du Conseil régional de Bretagne en charge de l’égalité professionnelle, adjointe au Maire de Brest chargée de la culture ;
Christian Guyonvarc’h, vice-Président du Conseil régional de Bretagne chargé des affaires européennes et internationales, co-Président du réseau NRG4SD (réseau mondial des gouvernements régionaux pour un développement soutenable) ;
Pascale Loget, vice-Présidente du Conseil régional de Bretagne ;
Mona Bras, Conseillère régionale de Bretagne et porte-parole de l’Union Démocratique Bretonne ;
Naig Le Gars, Conseillère régionale de Bretagne ;
Joël Dutto, Conseiller municipal de Marseille et Conseiller communautaire de Marseille Provence Métropole ;
Geneviève Fréour, Conseillère municipale de Douarnenez ;
Monique Prévost, ancienne Maire de Douarnenez ;
Georges Avignon, adjoint au Maire de Chartres-de-Bretagne de 1997 à 2008 ;
André Métayer, Président des Amitiés kurdes de Bretagne ;
Francis Le Herissé, Président du MIDAF - 35132 Vezin-le-Coquet ;
Renée Le Mignot, Mouloud Aounit et Bernadette Hétier, membres du collège de la présidence du MRAP ;
Pierrick Hamon, Président de la Fondation Félicité de Lamennais, Saint-Brieuc, militant de l’entrée de la Turquie dans l’UE ;
Sylvie Jan, amie de Leyla Zana, ex-présidente de Femmes solidaires
mercredi 24 décembre 2008
Comment résoudre l’équation de l'existence turque ?
La question kurde est un problème qui n’a pas pu être résolu depuis des siècles. Certaines sciences telles que les sciences politiques souffrent de pertinence et de précision afin d’apporter une solution finale au problème kurde.
Essayons de voir si les mathématiques peuvent nous être d’une certaine utilité en vue de trouver une réponse au problème kurde.
- Kurdes = Y
- Turcs = X
Explication des données ci-dessus :
Les Turcs existent si et seulement les Kurdes n’existent pas, ce qui donne l’équation suivante :
Turc = X-Y Notez bien que l’équation « Turc = X » est différente de l’équation Turc = X-Y.
Nous, mathématiciens kurdes, estimons que l’équation « Turc =X » est suffisante pour prouver l’existence des Turcs. Or, les mathématiciens turcs estiment que les Kurdes est une donnée qu’il faut inclure dans l'équation sous forme de soustraction afin de trouver la solution pure de l’existence des Turcs.
Nous, mathématiciens kurdes, proposons tout simplement les deux équations suivantes :
Kurdes = Y
Turcs = X
Ces deux équations ont pour solution deux Etats indépendants : E(Y) et E(X)
Bref, il faut juste savoir que renier l’existence d’un peuple pour prouver celle de son propre peuple est une science inexacte et surtout injuste. L’équation proposée par les dirigeants turcs depuis la création de la République ne fait que renforcer la volonté d’exterminer progressivement le peuple kurde.
Par contre l’équation suivante est tout à fait acceptable :
Etat kurdo-turc = Y + X
Il s’agit d’un Etat fédéral ou fortement décentralisé.
La phobie turque vient du fait qu’elle est représentée sous la variable X qui est normalement une variable inconnue. Mais nous rassurons nos amis turcs que le monde entier les reconnaît officiellement et que leur existence a désormais un certain fondement.
Si les Trucs ont des doutes sur leur propre existence, nous pouvons leur proposer une autre équation qui serait Turc = T.
D’où T = Peuple très ancien avec une histoire extrêmement riche
dimanche 14 décembre 2008
L’Humanité est une espèce qui devient répugnante...
En plus de ces caractéristiques, les hommes possèdent des capacités et des aptitudes qui sont souvent inexistantes chez les autres espèces.
De nos jours, les hommes développent constamment leurs capacités et leurs aptitudes en vue d’élever l’Humanité au rang de "l’espèce parfaite". Il y a sans aucun doute énormément de progrès en ce sens.
En tant qu’être humain, nous pouvons être fières de notre appartenance à ce groupe dont l’objectif final est d’instaurer le paradis sur terre, c’est-à-dire construire un monde parfait.
L’Histoire nous apprend que les hommes se sont engagés au fur et à mesure à pacifier les relations entre eux tout en développant des techniques d’extermination qui sont de plus en plus radicales. La volonté de certains Etats à mettre en place l’arme nucléaire met bien en exergue la tentation de vouloir corrompre l’Humanité.
Aucun bilan n’a été dressé jusqu’à présent afin de prendre connaissance des progrès accomplis par les hommes. Cependant, il existe des photos qui permettent de voir le constant actuel, le constat du XXIème siècle.
Cliquez sur ce lien pour voir ces photos : http://zinarala.blogspot.com/2008/11/unas-fotos-trgicas-sacadas-por-soldados.html
Après avoir visionné ces photos, vous allez vous rendre compte que nous avons, en tant qu’êtres humains, un combat à mener : celui de lutter contre la dégénérescence de l’Humanité.
Cette dégénérescence ne doit pas être acceptée au nom de l’intérêt national ou étatique. Nous devons promouvoir l’épanouissement de l’Humanité. Un tel objectif n’est pas utopique, au contraire il vise à se sentir plus humain.
Le changement climatique a pendant longtemps été perçu comme un sujet à la mode, voire inutile, cependant le bilan actuel oblige les Etats à faire des sacrifices en vue de préserver notre environnement de manière durable pour laisser un héritage propre à nos enfants.
Cette dégénérescence humanitaire est comparable au changement climatique. Si nous n'agissons pas aujourd’hui, les générations futures vivront dans un monde de dégénérés.
samedi 27 septembre 2008
Despêka pirsgirêkan di navbera Roj Tv û Kurd 1 de
Roj tv û Kurd 1: cudayetiyek ideolojîk yan jî naverok û formatek cuda ?
Roj Tv televîzîyonek guhtejî ye û bi salan bernamên dewlemend pêşkeşî gelê kurd dike. Bêgûman, em bi xebata wan gelekî kêfxweş in.
Dema ku Kurd 1 despêka bermanên xwe da xuya kirin, ez wek kurdekî serbilind bûm. Em dikarin êdî bêjin televîziyonên me hene û em dikarin reqîbiyetîyê ji televîziyonên biyanî re bikin, bitaybetî ji televîziyonên gelê me asîmîle dikin.
Nûçeyên li ser pisgirêka di nav bera Roj tv û Kurd 1 hinek spekulatorên siyasî ên kurd kêfxweş kir. Mixabin spekulator bi hilweşandinê xwe xwedî dikin, spekulatorên kurd jî firsetên wusa digerin. Lewma pêwîst e ku em gelê kurd heşiyar bin û nekevin nav listikên spekulatorên siyasî. Pêwîst e ku em ji hemû televiziyonên xwe hez bikin û ji bo cudayetiyên wan rêz bidin.
Dewsa ku em kanalên turkan yan jî ereban û farsan temaşe bikin, em li kanalên xwe xwedî derkevin. Bêgûman, em ê rexnên xwe jî bikin lê ne bi devê spekulatoran.
Bila televîziyonên me nebin çekên teknolojîk ji bo birakujîyek nû.
Televîziyonên kurdî dikarin yekitiya Kurdan xurtir bikin?
Roj bi roj neyarên me dixwazin gelê me tune bikin û bi rastî jî hemû delfetên xwe bikar dînin. Bi sed salan gelê me berxweda lê mixabin televîziyon wek jahr tê kar anîn ji bo asîmilasyona Kurdan. Lewma pêwîst e ku em jî televîziyonên xwe wek antîdot li himberî siyaseta wan bixebitînin.
Pirsgirêkên di nav bera kurdan de û di nav bera sayizên wan de dikarin pozîtîv werin xuya kirin. Ji ber ku li hemû welatên demokratîk, cudayetî tê wateya dewlemendîyê. Em ji bîr nekin ku sînorên cudayetiyên me li kuderê diqedin. Dema ku yekitî pêwîst e, cudayetî bi dawî dibe yan jî bi dawî nebe, xeterî dest pêdike.
Iroj pêve, em dikarin bi hev bixebitin û alikariya hev bikin.
Bi kurtasî, ev pisgirêk pirsgirêkên hemû televîziyonan in lê em wek miletekî dikarin heşiyar bin ji bo ku nebin pisgirêkên miletê kurd.
samedi 23 août 2008
El Legado Kurdo
La historia se complica de manera muy interesentante cuando aprendemos que los dos hermanos de la protagonista forman parte del PKK (Partido de los Trabajadores del Kurdistan) y el abuelo era un General Turco jubilado, un hombre cercano de Atatürk (Padre de la nación Turca). La posición de los hermanos y la del abuelo constituan dos extremidades increíbles. Entonces, Riza, una mujer educada en Europa que tiene nada que ver con este conflicto se ve implicada progresivamente independientemente de su voluntad.
A través de la historia personal de esta mujer, el autor desea poner en evidencia la progresión y la finalidad de un conflicto latente que existe entre Kurdos y Turcos. Obviamente, la historia se termina de manera muy triste porque Riza se queda sola pero alcanza a apropriarse de nuveo su identidad Kurda.
Leyendo esa novela que nos hundo en un mundo desconocido qu es el mundo kurdo, me di cuenta que el autor tiende a amplificar o deformar ciertas realidades. Soy consciente de que se trata de una novela. Sin embargo, el autor no debe olvidar que describe la historia de un pueblo que luchó y sigue luchando para poder sobrevivir. Hablar de la historia de los Kurdos significa asumir la responsabilidad de hacerlo de manera sincera y fiel.
Desgraciadamente, Gonzalo Hernández Guarch ne se preocupa del riesgo de crear prejuicios sobre los Kurdos hablando del “terrorismo kurdo”. Hay que decir que es la primera vez que veo este término. Estoy totalmente choqueado al ver que se puede utilizar un tal término que se propone acusar a todo un pueblo. Por definición, ningún pueblo o ninguna nación puede ser considerado como terorista. El terrorismo concierne en general un movimiento pero jamás un pueblo aún menos el pueblo kurdo.
Afortunadamente que conozco bastante bien la historia de este pueblo, si no hubiera creído todo lo que dice el autor en este libro. Entonces, mi consejo a los futuros lectores de esta novela: Intente de informarse sobre los Kurdos antes de leer esa novela cuyo riesgo es de dar una imagen errónea sobre los kurdos.
Espero que los futuros libros en español sobre los kurdos tratarán de reflejar la realidad de los Kurdos de manera fiel y no los confundirán con los Turcos, los Iranís o los Arabes.
Quiero a pesar de todo agradecer Gonzalo Hernández Guarch, el autor de esa novela, por haber intentado escribir algo sobre un pueblo que merece más atención por parte de la comunidad internacional.
http://kurdishcomment.blogspot.com/
Feqîyê Teyran
17 / 08 /2008
dimanche 20 juillet 2008
Nos partenaires Irakiens, Iraniens, Syriens et Turcs...Un amour passionnel ?
Aujourd’hui, seuls les Kurdes du Kurdistan-Sud (Nord de l’Irak) jouissent pleinement de leurs droits et d’une autonomie sous forme d’un Etat fédéré rattaché au gouverment central de Bagdad. Jusqu’à la chute du régime du dictateur Saddam Hussein en 2003, la situation de ces Kurdes était assez similaire à celle des Kurdes des autres parties du Kurdistan.
Bien entendu, les Kurdes sont déterminés à mener à bien leur lutte nationale afin de se réapproprier ce qui leur aurait du revenir depuis très longtemps : Le Kurdistan indépendant.
Pourquoi un Kurdistan indépendant ? Certes, beaucoup d’experts en relations internationales ou de dirigeants des grandes puissances sont peu convaincues de la nécessité d’une telle indépendance. Ils considèrent qu’il y a suffisamment d’Etats dans le monde et qu’il ne faut pas balkaniser plus.
Mais comment expliquer l’indépendance du Kosovo qui a la taille d’une ville kurde ? En effet, ce n’est pas de la balkanisation, c’est plutôt de l’atomisation des Balkans qui sont déjà assez balkanisés.
Bref, nous nous accordons pour dire que l’indépendance Kurdistan risque de chambouler l’équilibre régional au Moyen-Orient. Il faut donc faire appel à des solutions justes et durables. D’autant plus que les Irakiens, les Iraniens, les Syriens et les Turcs nous considèrent comme leur partenaire partageant le même destin. J’imagine qu’ils doivent tellement nous adorer qu’ils ne savent pas comment exprimer leur amour.
Il s’agirait peut-être d’un amour passionnel qui produit parfois des réactions incompréhensibles. La relation que nous entretenons avec les Turcs (Couple Kurdo-Turc), les Syriens (Couple kurdo-syrien), les Irakiens (Couple kurdo-irakien) et les Iraniens (couple Kurdo-irakien) ressemblent à celle des couples qui se disputent en permanence. Les couples de cette nature finissent en général par se séparer mais l’affaire n’est pas pour autant terminée. Les menaces deviennent de plus en plus virulentes et débouchent dans certains cas sur des scènes de tuerie. Le dernier exemple en date est de celui de l’homme qui a tué ses enfants et qui s’est ensuite pendu.
La séparation est perçue comme la fin d’un destin commun qui n’est pas nécessairement agréable à partager. La séparation vise donc à se créer un autre destin que l’on espère meilleur que celui en couple.
Nous, peuple kurde, constitué en quatre couples distincts, demandons officiellement quatre divorces. Le divorce kurdo-irakien est déjà en cours devant le tribunal des Etats-Unis. Nous espérons que l’administration américaine se prononcera en faveur de ce premier divorce.
L’aspect le plus intéressant de ce divorce est l’opposition de la Turquie qui craint que cela affecte aussi son couple Kurdo-turc. Elle considère le sien comme un couple inséparable lié par un amour idyllique. A en croire aux dirigeants turcs, ce serait l’amour de Roméo et Juliette. Sauf que Juliette ne maltraitait pas Roméo, n’est-ce pas Monsieur Erdogan ?
Les syriens et les Iraniens ne supportent pas non plus ce divorce. Nos partenaires nous menacent en disant : « Kurdistan ! Sois tu m’appartiens, sois je te tue par amour ».
Au vu de ce que nous avons subi et que nous subissons encore de nos jours, nous préférons la séparation (donc la mort) à leur amour hypocrite.
dimanche 27 avril 2008
La langue turque doit être absolument pratiquée si l’on ne souhaite pas que le patrimoine linguistique mondial s’appauvrisse.
Le supplément du quotidien turc Hürriyet, publié le 23 avril 2008 en Europe, s’intitule ainsi : « Il faut absolument parler turc à la maison »
Il s’agit d’un message adressé aux ressortissants turcs vivants à l’étranger. L’accent est mis sur l’importance de l’enseignement et de la pratique de la langue turque.
De nombreux professeurs et chercheurs turcs expriment dans ce supplément leur point de vue sur la question afin d’attirer l’attention des familles turques et de les sensibiliser à leur langue.
Les arguments avancés en la faveur de la langue turque sont extrêmement convaincants et prouvent à quel point cette langue est fondamentale pour les enfants turcs vivant loin de leur patrie.
Ce supplément spécialement dédié à la langue turque est riche en arguments. C’est la raison pour laquelle il serait très intéressant d’en citer quelques uns dans l’objectif de montrer le rôle fondamental de la LANGUE MATERNELLE. Ils ne se restreignent pas uniquement à la langue turque et sont aussi valables pour les autres langues. Il faut juste savoir que ceux sont bien des professeurs et chercheurs turcs, citoyens de l’Etat turc, qui donnent les arguments suivants :
Hanife Durmuş, professeur de la langue turque à l’école Heinrich-Wolgast (Alllemagne) :
« Anadilin önemi tespit edilmiştir »
« L’importance de la langue maternelle est prouvée ».
« Ayrıca, Alman ve diğer uluslardan olan çoçuklar arasında Türk kökenli öğrenci ‘bakın benim de kimliğim ve kültürüm var’ gibi kendisine daha fazla güveni oluyor ».
« Par ailleurs, l’élève d’origine turque qui est parmi les enfants allemands et originaires d’autres pays est en mesure de dire ‘regardez, j’ai aussi une identité et une culture’, ce qui renforce sa confiance en soi ».
Faisons un exercice simple qui consiste à remplacer les adjectifs « Turc » par « Kurde » et « Allemand » par « Turc ». Supposons que la scène se passe en Turquie et non en Allemagne. Nous reprenons l’argument ci-dessus en faisant l’exercice en question.
« Ayrıca, Türk ve diğer uluslardan olan çoçuklar arasında Kürt kökenli öğrenci ‘bakın benim de kimliğim ve kültürüm var’ gibi kendisine daha fazla güveni oluyor ».
« Par ailleurs, l’élève d’origine kurde parmi les enfants turcs et originaires d’autres pays est en mesure de dire ‘regardez, j’ai aussi une identité et une culture’, ce qui renforce sa confiance en soi ».
Continuons le même exercice avec d’autres arguments.
Pınar Kapan, professeur de la langue turque à l’école Heinrich-Wolgast (Alllemagne) :
« Anadil duygu ve kültürün ifasesidir »
« La langue maternelle est l’expression des sentiments et de la culture »
« Bazı kişiler Türkçe şiir, şarkı dinliyor ama bunun ne ifade ettiğini pek bilmiyor. Işte bu çok önemli bir etkendir. Anadilini iyi bilenler duygularını kültürlerini çok daha iyi ifade ediyor ve duygunun ne anlama geldiğini anlatabiliyor. »
« Certaines personnes écoutent des poèmes et chansons en turc mais ne comprennent pas vraiment le message délivré. Ceci est donc un facteur très important. Ceux qui maîtrisent parfaitement leur langue maternelle expriment très bien leurs sentiments et décrivent aisément leur culture. Ils savent aussi expliquer ce que les sentiments signifient »
« Bazı kişiler Kürtçe şiir, şarkı dinliyor ama bunun ne ifade ettiğini pek bilmiyor. Işte bu çok önemli bir etkendir. Anadilini iyi bilenler duygularını kültürlerini çok daha iyi ifade ediyor ve duygunun ne anlama geldiğini anlatabiliyor. »
« Certaines personnes écoutent des poèmes et chansons en kurde mais ne comprennent pas vraiment le message délivré. Ceci est donc un facteur très important. Ceux qui maîtrisent parfaitement leur langue maternelle expriment très bien leurs sentiments et décrivent aisément leur culture. Ils savent aussi expliquer ce que les sentiments signifient. »
Docteur Süha Işık :
« Anadilini bilen insanlar diğer lisanı da iyi öğrenirler ve çok boyutlu düşünmeyi öğrenirler »
« Les personnes qui maîtrisent leur langue maternelle apprennent très bien les autres langues et adoptent un point de vue multidimensionnel. »
Professeur şebnem Bahadir, Université Mainz Gutenberg:
« Bir kişi içinde bir çok bakiş açışını verebilmemiz gerekiyor. Bu da çok dililiği sağlamakta mümkün.»
« Nous devons pouvoir donner aux gens la capacité d’avoir plusieurs points de vue. Ceci n’est possible qu’en garantissant le multilinguisme ».
Erkan Türkoğlu, professeur à l’Université de Köln:
« Anadil olmadan başarıyı yakalamak mümkün değil.»
« Il n’est pas possible de réussir sans la langue maternelle.»
Les arguments ci-dessus sont prouvés et très bien utilisés par les professeurs et chercheurs turcs en Allemagne et dans d’autres pays en vue de préserver la langue turque. De nombreuses écoles enseignant la langue turque existent en Allemagne, ce qui est très bien si l’on se réfère aux arguments précédents.
Cependant, il y a une chose qui me gêne dans ce raisonnement. Ces mêmes arguments visant à protéger les langues ne sont pas valables en Turquie et porteraient atteinte à l’unité de la nation turque.
Je propose que ces mêmes professeurs et chercheurs aillent expliquer aux dirigeants et à la population turcs que la langue kurde est la langue maternelle des Kurdes, ce qui lui donne donc le droit d’exister et d’être enseignée comme les autres langues. Sinon, il serait préférable qu’ils arrêtent d’être hypocrites au point d’être ridicules.
PS : La traduction en français est faite par Feqîyê Teyran.
mardi 25 mars 2008
NEWROZ LI HEMÛ KURDISTANÎYA PÎROZ BE
Cette fête nationale est un moment de joie, de fraternité et surtout de PAIX pour les Kurdes. Cependant, les Etats turc et syrien célèbrent le NEWROZ autrement. Selon leurs traditions, il faut tuer le maximum de Kurdes. En effet, il y a eu 2 morts et de nombreux blessés en Turquie et trois morts en Syrie.

Comment expliquer cette barbarie lors d’une fête pacifique qui est le début du printemps ? Pourquoi une telle haine envers le peuple kurde ? Qu’avons-nous fait de mal ? Jusqu’à quand pourrions-nous rester citoyens de ces Etats barbares ? N’avons-nous pas le droit de célébrer nos fêtes en toute liberté comme les autres peuples ?
Je m’adresse aux grands défenseurs des libertés et de la démocratie : où êtes-vous ? Si vous défendez les libertés et les valeurs démocratiques SANS DISTINCTION, pourquoi ne condamnez-vous pas ces actes barbares ? Peut-être que nous ne méritons pas que ces braves hommes s’intéressent à nous.
Ce qui est certain, le peuple kurde a tout fait jusqu’à ce jour pour pouvoir exister et fera désormais tout pour obtenir ses droits même si cela devrait déboucher sur l’éclatement de ces Etats sauvages.
Feqîyê Teyran
dimanche 2 mars 2008
Quel péché avons-nous commis ?
A l’heure où le Kosovo accède à son indépendance avec la bénédiction des grandes puissances comme les États-unis et certains pays de l’Union européenne, les Kurdes ont eu droit, ces derniers jours, à des opérations militaires approuvées implicitement par ces mêmes puissances.
Que devons-nous faire pour plaire au monde entier ? Sommes-nous comme les Juifs qui doivent être persécutés pendant des milliers d’années pour enfin avoir la compassion du monde qui se déciderait à reconnaître notre existence ? Si c’est le cas, j’espère au moins que ce ne sera pas un Etat en Sibérie où il est difficile de danser.
Si l’on regarde l’histoire des Kurdes, on constate que ce peuple millénaire n’a jamais agi contre les intérêts de l’Humanité. Les Kurdes ont toujours pris part aux côtés des Hommes combattant l’injustice et oeuvrant pour la paix mondiale. Ils ne se sont jamais comportés injustement envers leurs voisins ou un autre peuple et en contrepartie de leur bonté, ils ont toujours été victimes d’oppression, voire de massacres et génocide.
Sommes-nous trop humains pour pouvoir exister en tant que nation ? Certains pays nous traitent de traîtres, de collaborateurs, enfin de tous les noms inimaginables. Je suis d’accord avec eux pour dire que nous sommes facilement manipulables. Cependant permettez-moi de poser à ces pays un certain nombre de questions qui relèvent du bon sens :
1) Tous les Turcs sont tous d’accords pour reconnaître que les Kurdes avaient été très actifs à leurs côtés dans la fameuse « Guerre d’indépendance ». D’ailleurs, ils le disent eux-mêmes lorsque cela les arrange. Mes chers amis Mongolo-Turcs, est-il normal et humain de traiter les Kurdes, qui vous ont aidés à obtenir l’indépendance de votre chère Turquie, comme un « sous-peuple» et de les priver de leurs droits naturels ? Est-ce votre manière de récompenser vos alliés ? Alors, je vous réponds : Entre alliés dont l’existence a toujours été renié et « traîtres » qui ont réussi à obtenir leur autonomie sur une partie de leur territoire historique, je préfère le statut de « traîtres » qui semble avoir plus d’avantage dans ce monde où les droits et les valeurs humains sont bafoués tous les jours.
2) Les Iraniens appliquent plus ou moins la même politique que leurs voisins turcs. Encore une fois, les Kurdes ont activement pris part aux côtés des Iraniens afin de renverser un pouvoir qui était considéré comme un régime autoritaire et irrespectueux des droits de l’Homme. Cependant, lorsque le Shah a été détrôné en 1979, les islamistes n’ont pas hésité à éliminer aussitôt les dirigeants Kurdes en vue d’empêcher d’éventuelles revendications. Les Kurdes ont donc été remerciés de cette manière pour leur courage et leur loyauté. Aujourd’hui, les groupes d’opposition au pouvoir en place tentent d’avoir le soutien des Kurdes et certains d’entre eux se permettent même de qualifier les Kurdes de « Américanistes ». Je leur réplique fermement : Nous soutiendrons les pays qui sont pour la démocratie et qui reconnaissent surtout le droit des Kurdes à l’autodétermination.
3) Le régime dictatorial de Saddam a pris fin lorsque les Etats-Unis ont décidé d’en finir avec ce dirigeant inhumain. Cette politique interventionniste américaine a constitué pour les Kurdes une occasion historique de consolider leurs acquis au sein d’un Etat fédéral. Pendant que les Irakiens sont en train de s’entretuer, les Kurdes préfèrent enterrer la hache de guerre et développer leur région dont ils ont obtenu l’autonomie dans les années 90. Malheureusement, les Irakiens sont jaloux des progrès que les Kurdes ont réalisés et estiment que les Kurdes collaborent avec les Américains à leur insu. Je réponds à ces Irakiens : Nous ne collaborons pas avec eux, nous tentons tout simplement de favoriser les intérêts de notre nation comme le font tous les autres pays du monde. N’oubliez pas que vous étiez bien contents d’organiser vos conférences, au Kurdistan, qui avaient pour objectif de renverser le régime de Saddam ! Ne soyez donc pas ingrats !
4) On pense que la Syrie n’est pas vraiment un pays qui dérange. J’ai envie de dire que c’est l’un des pires pays du Moyen-Orient en matière des droits de l’Homme. L’Etat syrien refuse de reconnaître juridiquement l’existence des Kurdes, ce qui explique pourquoi des milliers de Kurdes en Syrie (Kurdistan « syrien ») n’ont pas de carte d’identité. De plus, ces mêmes Kurdes sont victimes d’oppressions, voire de massacres. L’exemple le plus signifiant qui met en évidence le caractère sauvage de l’Etat syrien est la mort d’un député kurde qui a perdu la vie suite à la torture qu’il a subie. Je réponds à ces Syriens : Comment cohabiter avec vous alors que vous faites tout pour nous exterminer ?
Je m’adresse aux Etats qui ne souhaitent pas reconnaître l’existence des Kurdes. Vous avez deux choix simples : Exterminer le peuple kurde ou le reconnaître. Je pense que le deuxième choix est plus pertinent car les Kurdes disent toujours « Jîyan berwxedan e », « la vie est en elle-même une forme de résistance ». Par conséquent, tant que nous vivrons dans ce monde nous résisterons.
dimanche 23 décembre 2007
"Il faut absolument anéantir le peuple kurde si l’on souhaite vivre en paix"
Comment se débarrasser de ce peuple ? Il pourrait exister deux solutions.
La première solution serait d’essayer de les assimiler, c’est-à-dire leur faire oublier leur passé, leur culture et leur langue. Des expériences de telle nature ont déjà vu le jour sous différentes dénominations telles que la « turquisation, l’arabisation ou la persisation ». Cependant, les Kurdes présentent une caractéristique qui rend ces politiques d’assimilation inefficaces. Les Kurdes sont têtus, ce qui est en réalité une qualité et non pas un défaut dans un tel contexte. Finalement, la première solution pour mettre un terme à l’existence des Kurdes, qui dérangent tant le monde entier, est peu satisfaisante.
La seconde solution demeure celle qui est actuellement appliquée. On pourrait l’appeler la solution « hard ». En 1915, les Arméniens ont eu droit à une telle solution que l’on qualifie, aujourd’hui, de génocide arménien. A cette époque, les Kurdes allaient aussi connaître le même sort que leurs amis arméniens mais l’assimilation avait été préférée du fait de l’importance numérique des Kurdes. Aujourd’hui, il semblerait que les dirigeants turcs soient de plus en plus favorables à la solution « hard » pour en finir avec les Kurdes. Aujourd’hui, cette dernière consiste à faire des frappes chirurgicales en lâchant des centaines de tonnes de bombes sur le Sud du Kurdistan (Kurdistan irakien). Bien entendu, ces frappes aériennes sont tout à fait « légales » au niveau international car ce sont des frappes « très ciblées ». D’après l’Etat major turc, les seules cibles touchées sont les méchants membres du PKK. Par conséquent, il est du devoir de la communauté internationale de soutenir vivement la toute « puissante armée » turque dans sa lutte contre l’existence d’un peuple qui mettrait en péril la paix mondiale. En d’autres termes, il faut exterminer ce peuple qui a un passé trop riche et qui concentre trop de ressources naturelles sur sa zone de peuplement. Un tel peuple dérange car il souhaite obtenir son indépendance et se réapproprier ses richesses naturelles en mettant place une structure étatique embryonnaire. L’exemple de la ville de Kirkouk illustre parfaitement ce cas de figure.
Chers lecteurs, sachez que le peuple kurde est aussi constitué d’êtres humains comme les autres peuples. Il s’agit d’un peuple qui ne souhaite qu’une seule chose: pouvoir bénéficier de ces droits naturels comme tout le monde. Si vous estimez que c’est une revendication illégitime et que les Kurdes n’ont pas le droit de coexister avec les autres peuples, il faut le dire ouvertement. Ils n’ont pas besoin des bombes turques. C’est un peuple qui sait mettre fin à son existence en toute dignité, c’est-à-dire disparaître honorablement. Si ce peuple a su exister et résister aux oppressions des Etats barbares, c’est parce qu’il était convaincu que le droit à l’existence en tant que peuple était un droit fondamental pour la communauté internationale. Le silence de l’opinion publique internationale face aux attaques turques n’est qu’une négation évidente de ce droit.
lundi 5 novembre 2007
Qu’auriez-vous préféré ?
(cf: photo ci dessus)La « toute puissante armée » de Mustafa Kemal, comme on vient de le voir, est très douée pour mettre en place un jargon sophistiqué mais malheureusement elle semble encore incapable de former des soldats prêts à mourir pour la nation. En d’autres termes, les soldats turcs ne sont assez formés militairement et mentalement pour défendre l’honneur de la nation turque.
Les « méchants » combattants du PKK ont pris conscience de cette malheureuse faiblesse de l’armée turque et l’exploitent abondamment à travers leurs moyens de communication. La libération des 8 soldats est perçue comme une atteinte à la dignité de la nation turque. Toutes les personnes impliquées dans cette affaire de libération vont être entendues par la justice turque. D’ailleurs, c’est l’occasion pour la Turquie de déposer, en tant que victime, une plainte auprès de la Cour européenne des Droits de l’Homme pour atteinte à la dignité de la nation turque.
Il est extrêmement difficile de comprendre et de décrire la mentalité de ces Turcs qui regrettent la libération de leurs soldats. Comment pourrait-on considérer ces pauvres soldats comme des traîtres parce qu’ils ont été pris en otage indépendamment de leur volonté ? Le ministre de la justice turc, Mehmet Ali Sahin (né dans une ville nationaliste), affirme clairement qu’il n’est pas content de savoir que ces soldats ont pu être libérés. Beaucoup de Turcs, très fiers de leur armée, n’hésitent pas à dire que ces soldats auraient dû être tués et se faire exploser pour mériter le statut privilégié de « Martyr » et honorer les autres martyrs. Il y a une chose que l’on a du mal à comprendre : Les Turcs veulent-ils la fin du conflit pour pouvoir vivre en paix et fraternité avec les Kurdes ou souhaitent-ils toujours plus de morts, notamment des martyrs, en vue de montrer au monde entier le sacrifice nécessaire, mais en réalité inutile, au maintien de la « nation kémaliste » qui refuse de reconnaître la diversité existante en Turquie.
En libérant ces 8 soldats turcs, le PKK affiche sa volonté d’arriver à une solution politique et pacifique. Les Kurdes veulent tout simplement que leur identité ainsi que tous leurs droits soient reconnus dans la Constitution turque. Le temps de régler pacifiquement la question kurde est arrivé. Aucune solution militaire n’est efficace à long terme, elle ne sert qu’à soulager certains nationalistes.
Les médias turcs doivent cesser de jouer avec les sentiments du peuple turc et d’instaurer un sentiment de haine entre les peuples kurde et turc. Il faut savoir que toutes les guerres ont une fin et cette fin est le début d’une paix. Par conséquent, les médias turcs et kurdes doivent absolument préparer, de par leurs messages, l’instauration d’une paix juste et durable.
mercredi 24 octobre 2007
Basit sorular, Dürüst cevaplar
Artık Türkiye’de miliyetçilik bir rant haline gelmiştir. Demokrat, entelektuel ve liberal sandığımız kesim bile milliyetçi olmaya başlıyor. Burda kesinlikle milliyetçi ve vatansever amalgamını yapmamak lazım. Türkiye’de vatansever kalmamış, kalsaydı bazıları çıkıp bu duruma mudahele ederdi. Ne yazıkki, milliyetçilik hastalığı bütün Türkiye’yi sermiş. Bu hastalığın ilginç boyutu Türkiye’nin dışından gelmesidir. Ertuğrul Özkök gibi kökenleri beli olmayan ve dışardan gelip milliyetçilik hastalığını hakiki vatansever insanlara bulaştıranlar, Türkiye’yi ıraklaştırmak istiyorlar.
Bu milliyetçilik hastalığı ortandan kaldırılırsa, bu basit sorulara rahatlıkla cevaplar bulunabilir.
Kürtler Kürt mü ? Yoksa, Dağ Türkleri mi?
Bence, bu sorunun cevabı çok basit çünkü artık Kürt kelimisini eskiden bir yemek adı sanan yabancılar bile Kürtlerin dunyanın en önemli devletsiz ulus olduğunu biliyorlar.
Kürdistan diye bir coğrafiya var mı?
Evet, Kürdistan kürtlerin çoğunluk olduğu tarihi bir bölgedir. Resmiyette bu bölgenin ismi ya Güneydoğu, ya Kuzey Irak olabilir ama Kürtler için hiç bisey değismez, her zaman Kurdistan kalacak, yani Kürtlerin yeri. Eğer bir milletin varliğını kabul edersen, ister istemez ona ait olan toprağıda kabul edersin. Son günlerde, Türk siyasetcileri ve gazetecileri “Kürt-Türk çatısmasından” bahsediyorlar. Anladığıma göre artık Kürtlerin varlığı teorik olarak inkar edilmiyor. Buda demeki, Kurdistan var anlamına geliyor. Tabii, bu sonuç sadece mantıkığa dayalı basit bir uslamlama sonuçudur. Bir gerceği inkar etmek kendi mantik ile analitik kapasitesini inkar etmektir.
Türkiye’de, Iran’da, Suriye’de ve Irak’taki Kürtler tek bir ulus oluşturuyorlar mı?
Burda bir gerceğin altını çizmek lazım. Kürtlerin arasında bazı önemsiz kulturel veya lenguistik farklıklar var, buda Kurdistan’ın dört parçaya bölünmesinden kaynaklanıyor. Ama Kürtler tek bir ulustur ve Kürt ulusun varlığını gösteren karakteristikler süphesiz inkar edilemez. Alman ulus anlayışına bakarsak, Kürtler tamamen bir ulustur. Fransız ulus anlayşını göz önünde bulundurursak, Kürtler bir uluslaşma sürecinde. Yani kısacası, Kürtler modern bir ulus oluşturmakta çünkü Kürdistan’da yaşayan azınlıklarıda eşit bir statüyle kabul eden bir ulus.
Niçin Türkler Kürdistan kelimesini duyunca çıldıyorlar?
Kendilerini önemli aktörler olarak gösteren ve Türkiye’nin kaderi belirleyen bazı insanlar Kürdistan kelimesini görünce kendilerini kaybediyorlar. Kalmadık köfür ve ahlak dışı kelimer kulanıyorlar. Bu durumu anlamakta güçlük çekiyorum. Bu olağanüstü korkuyu bize birileri anlatabilir mi? Benim bildiğim kadar, Kürdistan, Kafkaslar'ın güneyi ve Orta Doğu'da, Türkiye, Irak, İran, Suriye, Ermenistan ve Azerbaycan topraklarının bir kısmını kaplayan bölgeyi tanımlamak için kullanılan bir terim. Kısacası bu bölge Kürtlere ait.
Maalesef, Kürtleri kardeşleri gibi gören Türkler Kürdistan kelimisini duyunca kan kusuyorlar. Bu mu kardeşlik anlayışları? Artık bu demagojiye son vermeleri lazım. Kardeşlik demek eşit yaşamak demektir. Eğer bizimle kardeşçe yaşamak istiyorsalar, ilk önce kardeşlik sartlarını öğrenmeleri lazım.
Belkide bügüne kadar yaşanan acılar birbirimizi anlamamaktan kaynaklanıyor. Artık basit sorulara dürüstçe cevap vermenin zamanı gelmistir.
Feqîye Teyran
jeudi 18 octobre 2007
Pour ou contre une guerre entre Kurdes et Turcs ?
Le parlement turc a approuvé, cette semaine, l’autorisation permettant à l’armée d’intervenir au Kurdistan du Sud pendant un an. Bien entendu, ce vote était en quelque sorte une façon de soulager les nationalistes turcs qui ne cessent de revendiquer cette fameuse intervention militaire tant attendue. Une revendication qui se faisait pressante, notamment après la mort d’une dizaine de soldats turcs dans le Sud-est de la Turquie (Kurdistan du Nord). Il faut tout de même souligner que ces soldats tués n’étaient pas tous Turcs, huit d’entre eux étaient Kurdes. Malheureusement, il s’agit, en réalité, plus d’un conflit forcé entre Kurdes qu’une guerre entre Kurdes et Turcs. En effet, l’Etat turc n’hésite pas à mettre en première ligne les soldats d’origine kurde lors des opérations militaires menées contre les guérilleros du PKK qui sont eux aussi Kurdes. Finalement, peu importe de quel côté sont les victimes car la plupart du temps, les victimes sont Kurdes.
Lorsque l’on voit le montant record récolté pour la fondation de l’armée turque en l’espace de quelques jours, on est forcément amené à penser que les Turcs sont favorables à une intervention militaire au Kurdistan du Sud. Les Turcs ne sont pas les seuls à soutenir une éventuelle opération militaire, certains Kurdes turquisés comme Yilmaz Erdoğan (quel dommage !) y sont favorables aussi afin d’être bien vus aux yeux de l’opinion publique turque.
Jusque là, on est tous d’accord que les Turcs sont pour la guerre. D’ailleurs, ces derniers temps, de nombreux artistes, qui devraient en principe s’opposer à la guerre, ont également manifesté, notamment financièrement, leur soutien à l’armée turque. Le moment est donc venu, pour les Turcs, de commencer la guerre, enfin essayer de détruire le Kurdistan du Sud. C’est un Etat fédéré kurde au Nord de l’Irak dont le développement politique et économique est jalousement observé par les Turcs qui n’ont qu’une seule obsession, c’est de l’anéantir. La volonté de mettre un terme à l’existence du PKK au Kurdistan du Sud n’est qu’une excuse pour détruire les acquis des Kurdes que les Turcs ne peuvent pas supporter.
Si la guerre se déclenche, il ne faut pas accuser les Turcs de l’avoir provoquée comme le dit si bien le rédacteur en chef, Ertuğrul ÖZKÖK, du quotidien turc, Hürriyet. Dans un de ses articles daté du 16 octobre 2007, Ertuğrul ÖZKÖK, Turc d’origine bulgare comme beaucoup de nationalistes turcs, lance un appel aux Kurdes du Sud sous forme de «conseil turc ». Voici quelques extraits traduits de l’article.
Si j’étais un kurde iraquien, je regarderais, abondamment, les films traitant du Vietnam.
En particulier, les films qui racontent les retraits américains du Vietnam. »
Je conseille aux kurdes, se trouvant de part et d’autre de la frontière, qui ont des attentes de la tension entre les Etats-Unis et la Turquie, qu’ils regardent les films traitant le Vietnam.
La Turquie est un grand Etat.
L’Iran est un grand Etat.
La Syrie est un grand Etat.
Et les Kurdes n’ont pas encore d’Etat.
La vie n’ira pas ainsi par là.
L’Amérique partira d’ici un jour et nous resterons entre nous.
Malheureusement, ceux qui tirent avantages de cette querelle, sont les quelques Kurdes, qui hier, aujourd’hui et demain, peuvent trouver refuge auprès des Américains.
Il n’est pas certain qu’ils retrouvent une Turquie généreuse, une fois qu’ils se retrouveront face aux Arabes d’Irak, à qui, ils ont tourné le dos.
Je sais très bien, que la souffrance que nous, la nation turque, éprouvons, et notre irritation resteront minimes comparées à la tragédie qu’ils vont vivre.
Il est vrai qu’il ne faut surtout pas en vouloir à nos amis turcs qui font tout pour éviter la guerre. L’article de Ertuğrul ÖZKÖK est la plus belle preuve de « conseil » que l’on puisse faire à une nation sans Etat comme il le dit.
Nous, en tant que peuple kurde, remercions tous les Turcs et particulier notre ami bulgare, Ertuğrul ÖZKÖK, de nous prévenir des conséquences qu’une éventuelle guerre pourrait engendrer. Que les choses soient claires ! Nous n’avons jamais adopté une attitude belligérante. Notre seul souhait est de vivre en toute liberté comme tous les autres peuples. Nous ne voulons plus être opprimés à cause de notre identité. Si les trois « grands Etats » (la Turquie, l’Iran et la Syrie), comme le dit Ertuğrul ÖZKÖK, continuent leurs attaques inhumaines contre nous, nous utiliserons nos droits légitimes qui constituerons le début d’un « cauchemar vietnamien » pour les partisans de la guerre et peut-être la fin de ces « grands Etats » comme cela a été le cas en Irak. Il est fondamentalement important de rappeler de nouveau que nous sommes pour une paix durable et juste, c’est-à-dire une paix permettant à tous les peuples de vivre en harmonie et libres.
Feqîyê Teyran
mardi 16 octobre 2007
Hommage à Kek Mehmed Uzun, notre romancier kurde
Après le décès de Orhan Dogan, homme politique kurde et fervent défenseur de la démocratie, Kek Mehmed Uzun a malheureusement amplifié notre peine en nous quittant aussi. Il était atteint d’un cancer qui lui a coûté la vie la semaine dernière à Diyarbakir.Une fois de plus, les Kurdes sont condamnés à continuer à vivre dans la souffrance et la tristesse. Le deuil est quasiment ancré dans le quotidien de ce peuple. La vie, qui représente en principe la joie, n’est plus qu’un calvaire. Ce calvaire atteindra certainement le sommet si l’armée turque décide d’attaquer le Kurdistan du Sud.
Il est extrêmement difficile de décrire Kek Mehmed Uzun, un modeste homme plein de talent. C’est rare de voir des hommes talentueux kurdes, comme Kek Mehmed, qui ont passé toute leur vie à servir honorablement la cause kurde. Il s’est toujours battu pour que le peuple kurde soit reconnu par la communauté internationale. En tant qu’intellectuel kurde, il a constamment privilégié les moyens pacifiques pour résoudre la question kurde. C’était un homme qui souhaitait rassembler tous les Kurdes quel que soit leur point de vue politique. D’ailleurs, la plus belle preuve est l’appel qu’il a lancé dans son testament à tous les dirigeants politiques et intellectuels kurdes.
Kek Mehmed a marqué à jamais l’Histoire des Kurde de par son travail d’écrivain kurde. Il est le véritable fondateur de la littérature kurde moderne. Il a aussi écrit en langues suédoise et turque tout au long de son exil en Suède de 1977 à 2005. Ses romans ont été traduits dans plus de 20 langues, ce qui prouve son incroyable succès. Il nous laisse un héritage inestimable Il aurait souhaité continuer à contribuer à la littérature kurde qui a été interdite pendant des décennies pour des raisons politiques. Cette pression, notamment de la part de l’Etat turc, empêche encore la publication de nombreux ouvrages littéraires ou autres dans le seul but de priver le peuple kurde de la richesse de sa littérature. Néanmoins, Kek Mehmed a réussi à briser cette chaîne qui empêchait d’ouvrir les portes du monde littéraire kurde.
Il est évident que son décès nous rend extrêmement triste mais son sourire et sa combativité renforcent notre détermination et notre volonté d’obtenir l’indépendance du Kurdistan, c’est-à-dire une terre libre où les Kurdes ne seront plus obligés de s’exiler à cause de leur identité. Le Kurdistan ne sera plus uniquement un « lieu d’enterrement », ce sera aussi un lieu de vie et de joie.
Ez hêvîdarim jeudi 20 septembre 2007
La question kurde : Une « solution soft » est-elle envisageable ?
Il faut d’emblée souligner que, pour la première fois, un parti politique, en l’occurrence le Parti de la Justice et du développement (AKP dont le nouveau président est issu), ose parler ouvertement de la question kurde. Un geste qui mérite d’être salué malgré les manœuvres menées par ce même parti.
Y a-t-il vraiment une volonté politique de la part du parti islamiste modéré, majoritaire au parlement, d’apporter une réponse définitive au problème kurde ?
En politique, tout est possible mais certains politiques n’ont qu’une obsession, c’est d'atteindre leur objectif quelque soit le prix à payer. Cela signifie que ces politiques sont parfois amenés à agir, dans un premier temps, contre leurs propres convictions politiques. Et, une fois qu’ils sont tout près de leur objectif, ils retournent aussitôt leur veste.
Malgré que ce soit une méthode souvent appliquée par les dirigeants turcs, les Kurdes tombent quand même dans le piège, c’est-à-dire victimes d’escroquerie politique. L’histoire des Kurdes, qui est jalonnée par ces manœuvres, se termine souvent en échec et désespoir. Cependant, le peuple kurde demeure courageux et se relance de nouveau dans la lutte pour l’indépendance.
Aujourd’hui, le contexte est désormais différent et la mondialisation semble offrir au monde de nouvelles perspectives. La promotion de la paix et des valeurs démocratiques dans le monde devient progressivement la priorité des acteurs internationaux. Certains acteurs comme l’Union européenne impose la démocratie, les droits de l’homme, etc. comme des critères d’adhésion. Ces progrès nous amènent à être de plus en plus optimiste et espérer un meilleur avenir.
Finalement, on peut penser que cette solution «soft » est parfaitement envisageable dans le cas de la question kurde, du moins la nouvelle donne mondiale laisse entendre une telle possibilité. Par ailleurs, les « progrès » réalisés sous la pression de l’Union européenne semblent constituer le début de la « solution soft ».
Néanmoins, les dernières déclarations de M. Gül, lors de sa tournée dans les villes kurdes, mettent en évidence ses véritables intentions, c’est-à-dire défendre la nature unitaire de l’Etat turc au prix de refuser tout compromis sur la question kurde. Il n’est vraiment pas prêt à s’imposer comme le Président capable de mettre un terme à la politique kémaliste à l’égard des Kurdes.
La «solution soft » proposée par M. Gül ne serait qu’un abandon volontaire de la part des Kurdes de leur propre identité et non pas du tout une solution concrète à la hauteur des attentes du peuple kurde.
Le gouvernement islamiste modéré souhaiterait faire croire aux Kurdes que la question kurde est une simple question économique pouvant être résolue par l’arrivée massive d’investissements. Certes, les régions kurdes souffrent d’un sous-développement évident (conséquence de la politique anti-kurde menée depuis la création de la République turque en 1923), cependant une telle initiative économique est très loin d’être satisfaisante.
Par conséquent, le « softisme » a encore beaucoup de chemin à faire pour pouvoir s’imposer en Turquie. Par ailleurs, la question kurde demeure une question urgente nécessitant d’être résolue. Il faut faire des réformes courageuses et concrètes…
dimanche 9 septembre 2007
I would like to pay homage to a Kurdish patriotic family in California.

They were flying from Santa Monica to Kern Couty for a camping outing in order to have fun in family. Unfortunately, it was their last last fly, which is really hard to believe.
I present my sincerest condolences to Pasori family and, especially to Xani Xulam, kurdish activist and Adem Kuygusuz.
ADAM, DARA, SIBEL, SÎPAN, MERYEM and NESRIN, we will never forget you and you all will forever have a place in our heart.
Feqîyê Teyran
jeudi 6 septembre 2007
Le Kurdistan légal versus le Kurdistan illégal
Force est de constater que les kurdes ont tellement bien assimilé l’existence de ces frontières que la question kurde est abordée en fonction de ces barrières géographiques. Il est difficile, pour eux, de voir le problème kurde de manière globale. Il suffit de regarder les événements organisés en France ou en Europe, il est rare de voir ensemble les Kurdes originaires des quatre parties du Kurdistan. Cette séparation, initialement théorique, devient progressivement une triste et inquiétante réalité.
Une des conséquences des politiques appliquées par ces quatre Etats oppresseurs (aujourd’hui 3 du fait de la chute de Saddam Hussein) est l’apparition de deux approches concernant la question kurde.
La première approche dite « réaliste » ou « facile » consiste à se concentrer sur le Kurdistan du Sud, le Kurdistan légal (Nord de l’Irak), pour essayer de résoudre le problème kurde. Cette approche serait considérée comme « réaliste » du fait que cette région kurde est devenue de facto autonome à partir de 1991 et, aujourd’hui, reconnu constitutionnellement comme un Etat fédéré, ce qui lui donne un cadre parfaitement légal. Certains fervents défenseurs de la cause kurde peuvent désormais aborder la question kurde de manière légale et surtout « réaliste » en faisant référence uniquement au Kurdistan du Sud, la région reconnue officiellement comme étant kurde. Par conséquent, il serait tout à fait rationnel et réaliste de revendiquer les droits du peuple kurde en se basant uniquement sur les supports de cet Etat fédéré, qui constitue un cadre légal pour les défenseurs de la voie pacifique. Cependant, comment utiliser les moyens pacifiques contre des Etats oppresseurs qui voient comme solution à la question kurde soit l’assimilation (solution soft), soit l’anéantissement (solution hard) ? Allons, les « réalistes », soyons vraiment réalistes
La seconde approche dite « utopique » ou « irrationnelle » consiste à aborder la question kurde dans sa globalité, c’est-à-dire le Kurdistan illégal d’un point de vue international. C’est justement cet aspect global du problème qui poserait problème. Pour les « réalistes », parler du grand Kurdistan montrerait l’ignorance de ceux qui défendent un tel projet. Selon les « facilistes », les « idéalistes » ne seraient pas, semble-t-il, capables de prendre en compte la réalité des relations internationales qui n’est pas favorable, à l’heure actuelle, à une nouvelle phase de balkanisation.
En réalité, il n’y a pas une approche qui serait meilleure que l’autre. La question fondamentale qu’il faut se poser est de savoir ce que les Kurdes souhaitent véritablement. Veulent-ils absolument un grand Etat kurde regroupant tout le territoire kurde ? Si oui, que faire si cet Etat kurde devient par la suite un Etat autoritaire se révélant lui-même plus cruel envers ses propres citoyens (kurdes) ? Bien sûr, l’idéal serait que les Kurdes aient leur propre Etat, néanmoins la priorité est que tous les Kurdes puissent jouir sans distinction de tous leurs droits en tant qu’êtres humains.
Autre point important à souligner est la confusion souvent faite par certains lorsque l’on tente de traiter la question kurde de manière globale. Il faut bien comprendre que parler de la situation des Kurdes en Turquie, en Iran ou en Syrie ne signifie pas nécessairement soutenir de manière partisane les forces politiques kurdes dans ces pays ou revendiquer le morcellement de leur territoire.
Feqîyê Teyran